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Ce qu’on a appris 

 

  • En 1950 le modèle agricole a basculé du modèle paysan vers un système agro-industriel : c’est la « révolution verte » avec la mécanisation de l’agriculture et l’arrivée de la chimie => hyperspécialisation des exploitations
  • La France agricole est organisée par grandes région de spécialisation, il reste un peu de maraichage autour des villes.
  • Aujourd’hui notre alimentation dépend de plus en plus de nos importations : entre 2000 et 2020 les importations de produits agricoles et alimentaires sont passées de 20,9 milliards d’euros à 42,2 milliards d’euros
  • Par mois un Français dépense en moyenne 300€ par personne pour manger, comparé à 1960 nous dépensons 15% de moins pour notre alimentation
  • Il y a en France 391 000 agriculteur en convention et 47 000 en bio
  • Il faut distinguer les circuits court (pas ou peu d’intermédiaires) des circuits de proximité (production et consommation dans un rayon de 100-150 km)
  • Nos repas sont de plus en plus déstructurés. En 2018, les Français ont consommé plus de 1,5M de tonne de produits sucrés et de trucs à grignoter
  • 5% des Français sont végétariens ou végétaliens et 34% d’entre eux sont flexitariens
  • La grande distribution est tellement puissante qu’elle impose aux agriculteurs ce qu’ils doivent produire et comment, ce pour alimenter les circuits de l’agroalimentaire.
  • La précarité alimentaire ne cesse de croître et touche de nouveaux publics : travailleurs pauvres, personnes diplômés, étudiants (2,1 millions de personnes ont eu recours à l’aide alimentaire en 2021)

 

Ce qui nous a surpris / Ce qui a fait réagir la salle 

  •  De 2,2 millions de ferme en 1955 il ne reste que 436 000 exploitations agricoles en 2019 (1,5% de la population active)
  • 50% des agriculteurs Français atteindront la retraite dans 5 ans ! Qui prendra la relève ?
  • En France, 80% des terres agricoles servent soit à l’élevage soit à la production de nourriture pour le bétail
  • En 15 ans, la part qui reviens aux agriculteurs s’est effondré et l’essentiel de ce que nous payons rétribue toujours et avant tout les grandes surfaces, les importations et les industriels
  • En France, un territoire de la taille d’un département est bétonné tous les 7 ans
  • Seulement 6 centrales d’achats concentrent 92% du marché agroalimentaire Français.
  • La France est le premier utilisateur de produit sanitaire en Europe et le quatrième du monde !
  • 20% de sols Français sont menacés par l’érosion (il faut entre 200 et 1000 ans pour former 1cm de sol arable)
  • Une ville comme Paris dispose d’une autonomie alimentaire de 72 heures si elle fait face à une pénurie alimentaire !
  • Il faut sortir du mythe de l’autonomie alimentaire à l’échelle de micro territoire, notre consommation alimentaire impose des produits issues du reste du monde
  • Les 18 30 ans sont les champions de consommation de produits carnés, non pas en achetant dans les boucheries de quartier mais en consommant énormément de sandwich er de plats préparés.
  • Le LOCAL n’est pas forcément DURABLE, la durabilité dépend en priorité des modes de production et il existe donc du local agro-industriel…
  • Si nous souhaitons réduire l’empreinte carbone de notre alimentation et accroitre sa durabilité la réduction conséquente de notre consommation de viande est indispensable

 

Ce qu’il faudra intégrer à l’émergence du PAT

 

  • Le PAT appelle un débat collectif et l’engagement du tous, pour faire de l’alimentation un bien commun
  • IL faut anticiper les difficultés croissantes d’accès en eau et adapter l’agriculture de nos territoires
  • Recentrer nos productions agricoles sur la base de nos besoins alimentaires : une utopie ? une idée folle ? Naïve ? => il nous se poser la question de notre autonomie alimentaire pour assurer notre avenir alimentaire dans les décennies qui viennent.
  • Le retour à une agriculture à taille humaine pour rapprocher les champs des assiettes et lutter contre la monoculture intensive
  • Pour garantir l’accès à tous à une alimentation de qualité, des voix de plus en plus nombreuses propose de mettre en place une « sécurité sociale alimentaire ».